Un autre souvenir de Venise cette même année-là

Publié le par leblog@khaluan.com

Une traînée de remous remonte un ciel déchargé du labeur. Des nuages s'apprêtent à descendre manger dans l'air du soir strillé de mille odeurs fuyantes. Et je renifle toujours ces airs qui se démènent dans des tourments encore inextricables. Ces airs chantants, ces airs sifflants, ces airs qui galopent au vent de la mémoire, ces airs qui sont comme des bouffées de pureté sans cesse renouvelée. Est-il de pureté nouvelle? Les becs à deux ailes s'agitent, se laissent prendre dans les courants du vent, et se parlent pour peupler l'atmosphère de notes diffuses mais stridentes. Elles forment une récurrence du silence.

La nuit va bientôt recouvrir le soir de voiles blanches. Blancheur dans l'obscurité.

Il faut aller se coucher maintenant, se coucher dans un sommeil sans couverture ni drap. Dans un sommeil habillé seulement de virginité.

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Publié dans khaluan

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H
Merci khaluan. Pour les Songes d'une nuit, les Lettres aux inconnues. Les petits phrases aussi. Peu habituée aux commentaires. Cela tombe bien que vous les modériez. Juste un réel plaisir à parcourir mots, couleurs, votre planète. Je repars avec un sentiment étrange... doux ou dangereux, je ne saurais dire encore. Avec votre permission, je reviendrai. Hélène
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