Vendredi 17 août 2007
5
17
/08
/Août
/2007
12:04
je vis dans un monde où dieu est mort et où toutes les prières sont sourdes et intranquilles
et dans ce monde j'ai l'espoir de voir grandir mon fils et ma fille
et dans cette intranquillité j'ai l'illusion d'être utile
et ayant des illusions je peux les perdre
Par leblog@khaluan.com
-
Publié dans : khaluan
3
Jeudi 5 juillet 2007
4
05
/07
/Juil
/2007
21:23
Un mois exactement après mon dernier article, j'ai eu 39 ans. Je vous l'avoue maintenant, khaluan c'est aussi moi. Ou ce philosophe d'un soir qui dit que l'essentiel est de perdre. Alors j'ai perdu mes années d'enfance, le temps passé, les vertiges de l'idéal. Mais je n'ai pas perdu toutes mes illusions, qui colorent encore le monde que je vois et perçois. J'ai l'éclipse facile et j'ai parfois le mot soudain.
Ce soir j'ai un peu de temps, retrouvé au fond d'une parole, d'un silence. J'ai le temps d'aimer le silence, le temps de serrer mon fils et ma fille dans mes bras contre ma poitrine. J'ai le temps de vous dire que ma plus belle lecture c'est vous. Pour ceux qui me connaissent.
Par leblog@khaluan.com
-
Publié dans : khaluan
1
Mercredi 2 mai 2007
3
02
/05
/Mai
/2007
10:49
Enfin me poser, lire un peu, écouter mon fils rêver pendant qu'il dort, et lire encore un peu. Reprendre tout doucement contact avec vous mes lecteurs inconnus, réels dans un monde virtualisé avec virtuose.
Avant de vous agacer, ou de frustrer certains avec des textes à venir, voici des extraits de textes relus récemment:
"J'ai de mes ancêtres gaulois l'oeil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure."
"J'ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. - Quel siècle à mains! - Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés: moi, je suis intact, et ça m'est égal."
"On ne part pas. - Reprenons les chemins d'ici, chargé de mon vice, le vice qui a poussé ses racines de souffrance à mon côté, dès l'âge de raison - qui monte au ciel, me bat, me renverse, me traîne.
La dernière innocence et la dernière timidité. C'est dit. Ne pas porter au monde des dégoûts et mes trahisons."
Par leblog@khaluan.com
-
Publié dans : khaluan
1